Couchée là, je pense. Je réfléchis et je rêve. Du passé ou du futur, mais le présent ne me plait guère.
C'est toujours le soir, roulée dans ma couette, que un trop plein d'émotions me monte aux yeux et à ce moment précis, les larmes dévalent mes joues. Quand une a quitté le coin de mon oeil, une autre lui fait la course. C'est désespérant quand même, d'avoir pour amies des larmes quotidiennes.
Il y a un an précisément, tu m'invitais pour la premiere fois chez toi. C'était tellement beau, tellement extraordinaire pour moi. Tu t'intéressais enfin à ma petite personne. Aucun de nous deux ne se serait imaginé, un an plus tard, encore dans les bras l'un de l'autre, se souriant et être heureux ensemble. Ce n'est plus completement le cas d'après toi, on en sera plus jamais heureux. Moi je veux y croire. J. m'a dit que si tu n'y crois plus tu as raison. Ca doit être ça, je ne sais pas très bien. A vrai dire, je suis a bout. A bout de ces histoires inutiles qui nous pourrissent la vie a tous les deux. Tu ne changeras pas, et certainement pas pour moi. Moi je changerai pour toi, s'il le faut. On avait tellement de projets et de rêves, tellement d'espoir. Et voila que tout s'envole parce que je suis trop naive, trop bete. Je m'en veux mais tu ne le vois pas. Tu ne comprends pas que j'ai compris, que je ne vais plus refaire les memes erreurs. Ca me fait de la peine.
Quand je pleure dans tes bras et que mes larmes mouillent ton torse, tu devrais comprendre, tu devrais. Tu as tellement l'air insensible à tout ce qu'il se passe. Et moi je suis impuissante. Tu ne prends plus la peine de m'écouter. C'est tellement douloureux... Je voudrai que tu comprennes, que tu peses le poids de tes mots avant de cracher toutes ces méchancetées.
Je t'aime, pour toujours, notre toujours...